Beirut nous embarque en voyage.

Beirut

Novembre 2020

Dans le monde des musiques métissées, des savoureux mélanges de sons et de genres, nous avions en tête Oum, Cake, Calexico. En cherchant moins loin nous pensions peut-être à Ibrahim Maalouf, ou M / Fatoumata Diawara, et tant d’autres d’ailleurs.

Parmi tous ces cuisiniers du son, un groupe s’impose en maître : Beirut. Ils sont six et menés par un charismatique voyageur multi-instrumentiste : Zach Condon, né américain, Européen dans l’âme.

Beirut ne saurait se ranger dans une case, en 5 albums c’est un véritable arc-en-ciel de sonorités qu’il nous offre. Il emprunte parfois à la musique des Balkans, parfois à l’âge d’or de la folk américaine, parfois il tend du côté des mariachis, ou de la chanson française 60’s. Parfois même on croit entendre du Goran Bregovic, mais ne leur dites surtout pas, ils vous diraient que c’est un escroc !

Une ligne de conduite, l’ouverture, et l’émotion. Impossible de rester de marbre à l’écoute d’un Postcards From Italy. 

Condon est un explorateur de sons, et ses itinéraires se lisent dans sa musique. Il mélange les instruments du monde, comme on mélange ses souvenirs. Toujours avec respect de l’instrument, de leur histoire, il les harmonise, et les intensifie. Le génie du bonhomme tient dans ses compositions. Une note est une note, certes, mais arranger six instruments parfois semblant se contredire, sans en faire trop -le ukulélé et les cuivres, l’accordéon et la batterie- confère à la délicatesse, à la justesse du propos.

Talentueux si on en doutait aussi dans son interprétation, Beirut nous fait rêver, voyager. Et ces temps d’enfermement, on ne se refusera pas l’écoute d’un Flying Club Cup ou du récent Gallipoli.

A écouter les yeux fermés, c’est encore mieux. Bonne route !

Nos titres préférés : Elephant Gun, Postcards From Italy, Landslide, Perth

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Pour découvrir Beirut un peu plus : https://www.beirutband.com