JOJO RABBIT ( Taika Waititi)

Les Acc’tu Ciné des Accordés Production

Jojo Rabat (Taika Waititi)

Trésor de guerre

La Nouvelle-Zélande est un bijou. Si ce n’est encore à prouver, qu’en dire du cinéma qu’elle fait. Et elle en fait un de ces cinémas ! Savoureux, grand public, mais intelligent. Si Peter Jackson reste en tête de peloton, nous ne manquerons pas de saluer avec le respect qu’il mérite Taika Waititi.

Si je devais résumer ma vie aujourd’hui, je dirais que ce sont d’abord des rencontres… non merde, ça a rien à voir ça ! Si je devais résumer ce film -en occultant autant que possible Scarlett- je dirais que c‘est un hymne d’amour. À la vie, et au cinéma. On l’a déjà vu le ton léger pour traiter de la seconde guerre mondiale. On l’a déjà vu le sympathique nazi malgré lui. On l’a déjà vue 100 fois l’amitié impossible en temps de guerre… n’en déplaise au Pianiste de Polanski, ou autre La Vie est Belle de Benigni.

Mais alors, à quoi bon ce film se démarque-t-il ? D’où tire-t-il sa sympathie et sa chaleur pour traiter du glacial… On pense au cinéma de Wes Anderson, on pense à certains Coen. Jojo Rabbit, c’est l’histoire bien concédée d’un blondinet refoulé des jeunesses hitlériennes. Pourquoi ? Il n’a pas su tuer un lapin, quand son supérieur lui demandait, et s’est retrouvé victime de sa propre grenade. De la noblesse d’âme oui, mais un parfait idiot pour autant. Lobotomisé comme il se doit en 40, le jeune boiteux cherche le sens de son quotidien. Soutenu par sa mère… aaah Scarlett !!! Pardon. Soutenu par sa mère, sacrément moins convaincue que lui par la suprématie aryenne, il tente d’affronter le quotidien, les moqueries tout en restant fidèle à ses idéaux. Il se rendra vite compte que sa maison abrite une invitée pourtant peu désirée par sa cause. Une juive. Une ravissante juive, dont il se rapprochera pour entamer une étude scientifique.

Au-delà du scénario et des dialogues bien ficelés, Jojo Rabbit est une petite leçon de cinéma. Chaque plan est une merveille de perfection. Le rapport au cadre est bien léché, le respect du souffle, du timing dans le déroulé de l’histoire, sont admirablement bien exécutés.

Petite pépite du box-office, Jojo Rabbit est avant tout le coup de chapeau bien mérité à son réalisateur Taika Waititi. Les plus cinéphiles d’entre nous l’auront déjà remarqué pour Heinous Crime, l’excellent Boy ou le récemment médiatisé Thor : Ragnarok. Au-delà de sa frimousse adorable de bon pote à tout le monde, Waititi semble faire partie de cette génération de nouveaux réals qui dépoussièrent le vieux, tout en le respectant. On le suivra de près dans les années à venir.

Les Accordés vous recommandent chaudement le visionnage de Jojo Rabbit !
Lien associé : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=258998.html

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