EL CAMINO…, BITCH !!!! (Vince Gilligan)

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EL CAMINO..., BITCH !!!! (Vince Gilligan) Breaking Bad... LA série à retenir des années 2010… comment ? Et Game of quoi ? Oui bon peut-être aussi d’accord !
EL CAMINO : UN FILM BREAKING BAD EL CAMINO

Breaking Bad… LA série à retenir des années 2010… comment ? Et Game of quoi ? Oui bon peut-être aussi d’accord !

Rappelez-vous. Walter White, professeur de chimie découvre qu’il est en train de mourir d’un cancer. Utilisant ses connaissances de chimiste, il se met à “cuisiner” et à vendre une méthamphétamine d’une pureté sans précédent, pour pouvoir subvenir aux besoins de sa famille après sa mort. Epaulé par son ancien médiocre d’élève Jesse Pinkman, il porte désormais la casquette -ou plutôt le chapeau- d’Heisenberg, cuistot renommé pour sa très prisée met’ bleue.

Quelle série ! Mais quelle série, BITCH !!! Vince Gilligan, en seulement 5 saisons, nous a offert tellement de bons souvenirs de spectateurs… White en slip flingue à la main dans le désert, Salamanca le mafieux tétraplégique à la sonnette, l’implacable Mike et Gus Fring aux manettes de Los Pollos Hermanos, Saul Goodman… et bien sûr avant tout le reste, le tandem White / Pinkman ultra-efficace de drôlerie et de dramaturgie. Et après tant de bons moments, c’est en grands amoureux de la série qu’on se délectait de son final en feu d’artifice, sans accroc ni bavure. La fin parfaite.

Et pourtant… 

Après Breaking Bad et Better Call Saul, et contre toute attente, Gilligan reprend les rennes de sa série phare avec EL CAMINO, pour nous offrir un après-conclusion, deux heures de post-crédits à pleurer de bonheur : la suite du destin peu envieux de Pinkman. Même réal, même ambiance sombre piquée de quelques dialogues intelligemment posés. Peu de mots, mais ils sont redoutables. Une ambiance inspirée western élégant et classieux, un rythme délibérément lent et un punch pourtant si efficace. Les cinéphiles soucieux du détail savoureront l’amour du cadre bien posé de Gilligan, le respect d’une belle composition, cohérente et tout simplement belle. Visuellement il est irréprochable.

Aaron Paul, qui n’en finit pas de se bonifier avec le temps -on a d’ailleurs plaisir à le retrouver dans la saison 3 de Westworld- emmène son personnage fétiche dans une quête en solitaire pour retrouver sa liberté et sa dignité. Dignité de hors-la-loi oui, mais qui a du coeur… et un gros flingue, et plus rien à perdre. On aurait pu craindre une suite à mi-régime sans le duo avec White, mais l’essence de Breaking Bad est là, belle et crasseuse, sombre et tellement vivante… bitch.

Bande annonce et informations : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=269367.html

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